Dans le même temps, beaucoup de ruraux sont obligés de se battre pour disposer de débits corrects afin de se connecter à l’Internet.
Je ne parle même pas de fibre optique.
Je parle de minimum de survie.
Mon ami Pierre Ygrié souligne une fois de plus dans un communiqué l’état déplorable de la situation dans son département de la Lozère :
” Ce manque d’infrastructures est particulièrement flagrant dans le massif central et singulièrement dans le département symbole de la ruralité s’il en est, la Lozère, 73500 habitants loin derrière l’avant dernier, la Creuse (124 000) et trois fois plus faible que celle de la Corrèze, département avec lequel elle est souvent confondue…. depuis Paris !
La Lozère n’a ni aéroport, ni fluvial, de moins en moins de fer et le projet de mise à 2×2 voies de la RN88, pourtant projet pilote en matière d’environnement avance à pas d’ « escargot » !
Les ruraux attendent des mesures fortes dans deux domaines structurants des territoires et totalement cohérents avec la démarche de développement durable : le fer et le numérique. “
Un article de la Tribune du 31 octobre évoque ces difficultés. On s’amusera au passage du poncif de la photo pour illustrer cet article sur le télétravail. La super-maman qui, habituellement dans ce genre d’article pianote sur le clavier avec un bébé sur le bras a été remplacée par un papa. C’est plus politiquement correct mais tout aussi ridicule. Et un mauvais coup pour l’image du télétravail.

Je ne sais pas si le gaspillage de CO2 cause le réchauffement de la planète. Mais je suis certain que beauoup de déplacements quotidiens habitation-bureau sont inefficaces. Une perte de temps et un gaspillage gigantesque.
La recette pour en venir à bout n’est pas simple. Mais elle est connue :
développer un réseau ferroviaire de proximité afin d’encourager la circulation en train
développer l’aménagement du territoire en très haut débit (fibre optique et solutions d’attente)
développer une culture numérique dans les entreprise pour favoriser le travail collaboratif à distance.
Il ne s’agit pas de créer des infrastructures inutiles à grands coups de subventions. Il s’agit d’investir massivement pour favoriser une révolution des usages et de l’organisation du travail.
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